[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Migrants Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://awww.garr-haiti.org Tue, 19 Jun 2018 18:41:38 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Des migrantes et migrants haïtiens clandestins interceptés par la population de Providenciales https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1963-des-migrantes-et-migrants-haïtiens-clandestins-interceptés-par-la-population-de-providenciales https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1963-des-migrantes-et-migrants-haïtiens-clandestins-interceptés-par-la-population-de-providenciales Vue de la petite embarcation retrouvée sans personne à bord à Bird Rock

Une petite embarcation clandestine a été retrouvée sans personne à bord, le 28 mai 2018,  à Bird Rock, situé à l’Est de Provinciales, une île des Îles Turques et Caïques, a appris le GARR auprès d’une partenaire.

Selon les informations rapportées par les autorités policières et de l’immigration des Îles Turques et Caïques, les passagères et passagers avaient tenté de s’enfuir en se dispersant dans la région de Long Bay au sud de Providenciales. Ils/elles allaient être capturés par des membres de la population suite à une investigation annoncée par la police.

Au nombre de 29 dont 23 hommes et 6 femmes, ces personnes migrantes  ont été ainsi remises aux autorités policières.

Les autorités des Île Turques et Caïques en ont profité pour lancer un appel aux gens de Providenciales de laisser la police et les agents de l’immigration faire leur travail.

«Nous apprécions que la population souhaite aider les agents de la police et de l’immigration. Mais, elle doit plutôt les appeler pour éviter toute altercation qui pourrait avoir des impacts négatifs.», ont-elles déclaré.

Soulignons que la semaine dernière quatre bateaux qui avaient à bord plusieurs dizaines de migrantes et migrants haïtiens avaient été retrouvés aux Bahamas dans des conditions similaires.

Rappelons que selon la presse des Îles Turques et Caïques, de 2017 à mars 2018, plus de 1700 migrantes et migrants haïtiens clandestins ont été déportés en Haïti. 

Les conditions dans lesquelles les ressortissantes et ressortissants haïtiens organisent leur voyage sont très préoccupantes.

Les autorités haïtiennes ne doivent-elles pas faire œuvre qui vaille pour freiner le flux migratoire clandestin de migrantes et migrants haïtiens ? Ce qui découragera les Haïtiennes et Haïtiens d’aller risquer leur vie dans des voyages périlleux et incertains. 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Wed, 06 Jun 2018 15:25:23 +0000
Migration : 50 boat people haïtiens reconduits en Haïti https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1955-migration-50-boat-people-haïtiens-reconduits-en-haïti https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1955-migration-50-boat-people-haïtiens-reconduits-en-haïti Des migrants lors d'une opération de sauvetage

Les autorités américaines ont reconduit en Haïti,  le 10 avril 2018, 50 ressortissants haïtiens qui ont été intercepté près des eaux cubaines. Ces migrants haïtiens faisaient partie d’un groupe de 127 personnes qui se trouvaient, le 7 avril 2018, à bord d’une petite embarcation qui semblerait se diriger vers les Etats-Unis, a appris le GARR auprès du journal en ligne américain Miami Herald.

Les boat people haïtiens ont été interceptés dans le cadre d’un effort conjoint des gardes côtières américaine et frontalière cubaine.

Après avoir repéré le voilier de ce groupe de voyageurs clandestins qui étaient en péril, la garde-côtière américaine a lancé une opération de sauvetage. 77 d’entre eux ont refusé des gilets qui leur ont été offerts. Ils ont préféré rester à bord tandis que le bateau dérivait dans les eaux cubaines. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée, selon la même source.

Les 50 migrants qui ont été secourus par la garde côtière américaine ont reçu de la nourriture, de l'eau, un abri provisoire et des soins médicaux avant d’avoir été reconduits en Haïti.

Les migrants récalcitrants ont été gardés par les autorités cubaines et pourraient être renvoyés incessamment en Haïti, a soutenu le journal en ligne américain.

Il convient de souligner que la semaine dernière 39 migrants haïtiens dont 3 hommes et 36 femmes de nationalités différentes tentaient d’entrer aux Iles Turques et Caïques. Ils/elles se sont vu refuser l’accès à ce territoire britannique.

Le GARR s’inquiète face à la montée du flux migratoire irrégulier d’Haïtiennes et d’Haïtiens  en haute mer. Il exhorte les voyageurs haïtiens à suivre la voie régulière quand ils doivent laisser le pays.

Il est temps que le gouvernement haïtien mette en place de vrais programmes sociaux au profit des couches les plus vulnérables du pays qui continuent de mettre leur vie en péril dans des voyages clandestins et incertains.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Thu, 12 Apr 2018 19:10:03 +0000
Haïti/Chili : Déportation de 167 migrants haïtiens en Haïti https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1940-haïti-chili-déportation-de-167-migrants-haïtiens-en-haïti https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1940-haïti-chili-déportation-de-167-migrants-haïtiens-en-haïti Vue des migrantes et migrants haïtiens au Chili

Les autorités de la migration chilienne ont reconduit en Haïti 167 migrantes et migrants haïtiens, le 6 mars 2018 sur les 169 qui ont été retenus à l’aéroport de Santiago. Les deux autres migrants restants seront déportés sous peu, a appris le GARR auprès des partenaires chiliens.

 

En effet, ces Haïtiennes et Haïtiens ont été embarqués le vendredi 2 mars 2018 à bord d’avions des compagnies aériennes Copa  Airlines, One et Latin American Wings (Law) pour se diriger vers le pays de Sebastián Piñera. Depuis ce jour, ils ont été gardés après leur arrivée à l’aéroport de Santiago durant la même date par l’immigration et la Police d’investigation chilienne. Ces dernières les ont accusés, au cours de la vérification, d’avoir soumis des documents falsifiés.

Selon les informations recueillies auprès de sources combinées, Ils auraient  vécu de très mauvais moments durant les 4 nuits passés à l’aéroport de Santiago.

Ils ont déclaré qu’ils n’avaient pas pu avoir accès à une douche ni à leurs bagages en vue de se changer.

Les migrantes et migrants haïtiens ont dénoncé le comportement des agents de la migration et ceux de la Police  d’investigation chilienne (PDI) qui leur auraient réservé des traitements inhumains au cours de leur rétention.

Les migrantes et migrants haïtiens auraient également dormi à même le sol avant d’être déportés vers leur pays d’origine, a indiqué la même source.

La situation des migrantes et migrants haïtiens tend à se compliquer de jour en jour en territoire chilien. Ces derniers font face à d’énormes difficultés de trouver du travail d’une part au Chili, et des images racistes commencent à s’afficher à travers les rues contre la communauté haïtienne par des civils chiliens, d’autre part.

Il convient de souligner que selon la Police d’investigation chilienne, 104782 migrants haïtiens sont entrés au Chili pour seulement l’année 2017.

Par ailleurs, la compagnie aérienne Latin American Wings a annoncé récemment la suspension temporaire de ses vols (Port-au-Prince/Santiago) en raison de l’augmentation exponentielle des ressortissants haïtiens déclarés inadmissibles par les responsables de cette ligne aérienne pour entrer au Chili.

N’est-il pas opportun que les autorités haïtiennes trouvent la meilleure formule qui soit pour encourager les Haïtiennes et Haïtiens à rester chez eux ?  Ce qui leur permettra de ne plus avoir besoin d’aller chercher une vie meilleure en territoire étranger.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 12 Mar 2018 15:55:55 +0000
200 naufragés haïtiens secourus au large de la commune de Caracol https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1926-200-naufragés-haïtiens-secourus-au-large-de-la-commune-de-caracol https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1926-200-naufragés-haïtiens-secourus-au-large-de-la-commune-de-caracol Vue des migrantes et migrants en difficulté en haute mer

Les garde-côtes haïtiens accompagnés d’agents de la Protection Civile ont secouru 200 ressortissantes et ressortissants haïtiens au large de la commune de Caracol (Nord-est) plus particulièrement dans la zone de Fausse-Passe. Ils/elles se trouvaient à bord d’une embarcation en provenance de la plaine du Nord qui a fait naufrage,  le 6 janvier 2018, après avoir percuté des récifs coralliens de la zone.   

Selon Tony Denis, Coordonnateur de la Protection civile du département du Nord-est, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée.

Ces voyageurs rescapés s’étaient embarqués à Balan, une localité de la Plaine du Nord pour se  diriger vers Providenciales, une île de l’archipel des Îles Turques-et-Caïques. Ils/elles venaient en majorité du Nord et du Nord-est, a-t-il souligné.

Contacté  par le GARR le 8 janvier 2018, M. Denis a informé que les personnes rescapées ont bénéficié de l’assistance humanitaire de la part des autorités haïtiennes et elles ont déjà regagné leur domicile.   

Soulignons que le 28 décembre 2017,  54 migrants haïtiens dont 47 hommes et 7 femmes  qui se trouvaient à bord d’une embarcation de fortune avaient été arrêtés par la police de l’île Providenciales. Ils/elles ont été repérés par un pêcheur de l’île tandis qu’ils/elles s’approchaient dudit territoire britannique.

Le GARR s’indigne des conditions dans lesquelles les ressortissantes et ressortissants haïtiens continuent de laisser le pays en quête du travail et de bien-être. Il les exhorte à envisager la voie régulière avant d’organiser leur voyage afin de ne pas mettre leur vie en péril.

Il appelle les autorités haïtiennes à mettre tout en œuvre pour améliorer les conditions de vie de la population haïtienne notamment ceux et celles qui vivent dans les communes qui sont des potentielles zones de partance. Ce qui leur permettra de reprendre confiance dans le pays.   

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Wed, 10 Jan 2018 19:16:39 +0000
Le GARR s'adresse aux Parlementaires haïtiens https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1924-le-garr-sadresse-aux-parlementaires-haïtiens https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1924-le-garr-sadresse-aux-parlementaires-haïtiens La responsable de Communication et Plaidoyer au GARR, Géralda Sainville


Lettre ouverte adressée aux Parlementaires haïtiens autour de la nécessité de ratifier la Convention Internationale sur la Protection des Droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles

 

 

Honorables parlementaires,

 

A l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, célébrée le 18 décembre de chaque année, le GARR entend attirer votre attention  sur la nécessité pour le Parlement haïtien de ratifier la Convention internationale sur la Protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 1990 dans sa résolution 45/158. En effet, l’institution de promotion et de défense des droits des migrants salue le premier pas déjà fait par Haïti avec la signature de cette Convention en décembre 2013. Il croit qu’il serait opportun pour le pays d’achever le processus en la ratifiant. Ce qui rendra effective la volonté d’avoir un cadre protecteur en faveur des migrants.

 

 Aujourd’hui, Haïti est un pays d’émigrants. Mis à part les déplacements de populations internes qui sont en constante évolution pour de multiples raisons, l’émigration haïtienne prend une ampleur surprenante. Une bonne partie de la population vit à l’extérieur ; les estimations se chiffrent à plus de trois millions d’Haïtiens. Certains se retrouvent dans des pays d’accueil où le racisme et la xénophobie sont très marqués et se traduisent en des actes d’abus, de cruauté et de discrimination. Les femmes et les enfants sont encore plus exposés dans les mouvements migratoires, non seulement par ce qu’ils/elles sont des étrangers mais aussi à cause de leur sexe ou de leur âge. Les activités de monitoring du GARR au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine montrent que ces deux groupes- quoiqu’en nombre inférieur par rapport aux hommes, ont vécu des expériences qui affectent à jamais leur corps et leur esprit. De janvier au 13 décembre 2017, le GARR a enregistré 31 cas emblématiques de violations à l’encontre des migrantes et migrants haïtiens dont 7 cas d’assassinat. Les 24 autres se réfèrent à des sévices corporels. Les pays concernés sont la République Dominicaine, le Brésil et le Chili.

 

 La protection des droits et de la dignité des migrants et migrantes haïtiens est au centre des préoccupations des institutions de droits humains qui accompagnent les personnes migrantes. La ratification de la convention  leur donnera un argument crucial dans les actions de plaidoyer auprès des Etats qui sont les principaux récepteurs de migrantes et de migrants haïtiens, notamment la République Dominicaine.

 

Honorables parlementaires, le GARR estime que la Convention de 1990 fournit un cadre juridique international qui permet d’analyser et d’orienter les politiques migratoires. Avec un tel instrument, l’Etat haïtien pourra entreprendre des pourparlers avec ses homologues étrangers pour d’éventuelles coopérations. Il sera en mesure d’établir de manière proactive des accords bilatéraux en matière de migration de travail et prévenir d’autres phénomènes tels que la migration irrégulière, le trafic et la traite de personnes.

 

De nouvelles tendances émergent et présentent un tableau sombre du parcours migratoire des ressortissantes et ressortissants haïtiens qui utilisent les pays de l’Amérique latine comme zone de transit et de destination. Même s’il est actuellement difficile de donner des chiffres par rapport au nombre de migrants haïtiens irréguliers, les observations des organisations montrent l’urgente nécessité de faire face à ce phénomène.

 

La ratification de la Convention facilitera également la garantie des mesures de protection en faveur des immigrantes et immigrants qui sont sur le territoire national. Le GARR reçoit régulièrement des personnes de nationalité étrangère notamment des Dominicains, des Nigérians,  des Cubains, des Colombiens, pour ne citer que ceux-là, qui nécessitent de la protection et de l’accompagnement. Etant un pays ouvert,  Haïti renforcera son cadre de protection en adaptant les lois nationales sur la migration aux prescrits de la Convention.

 

Le GARR en tant qu’institution qui s’investit depuis plus de 26 ans dans la promotion et la défense des droits des migrants, vous  invite, Honorables parlementaires, à affirmer votre engagement unanime par rapport aux valeurs substantielles partagées et reconnues, qui sont inscrites dans la Convention, en faveur de tous les hommes et les femmes même en étant des Travailleurs migrants.

 

Tout en vous souhaitant de joyeuses fêtes de fin d'année 2017, le GARR vous prie d’agréer,  Honorables parlementaires, ses salutations patriotiques.

 

Saint-Pierre Beaubrun

Coordonnateur du GARR

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Fri, 15 Dec 2017 19:22:44 +0000
Un répit pour les migrants haïtiens bénéficiaires du TPS aux Etats-Unis https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1916-un-répit-pour-les-migrants-haïtiens-bénéficiaires-du-tps-aux-etats-unis https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1916-un-répit-pour-les-migrants-haïtiens-bénéficiaires-du-tps-aux-etats-unis Photo: Google

Le Département de la sécurité intérieure  (DHS) des Etats-Unis a accordé, le 20 novembre 2017, un prolongement de 18 mois du Statut de Protection Temporaire (TPS) à plus de 50 000 migrantes et migrants haïtiens bénéficiaires de ce programme. Au terme de cette prolongation fixée au 22 juillet 2019, le TPS ne sera plus renouvelable et les ressortissants haïtiens  seront sujets à la détention et à la  déportation, selon les autorités américaines.

Des organisations de la société civile haïtienne dont le GARR, impliquées dans une campagne pour le renouvellement du TPS  en faveur des migrants haïtiens, saluent cette décision. Même si elle est loin d’apporter une satisfaction complète aux bénéficiaires,  elle leur permettra toutefois d’entreprendre des démarches sur une plus longue durée en vue de régulariser leur statut.

Les autorités haïtiennes via l’Ambassade d’Haïti à Washington, devraient saisir l’opportunité qui leur est offerte d’accompagner une fois de plus les Haïtiennes et Haïtiens bénéficiaires du programme. Ces derniers ont grand besoin d’avocats qui maitrisent bien le dossier pour les aider à changer de statut en attendant une amnistie qui serait l’idéal pour tout le monde.

L’Ambassadeur haïtien à Washington, Paul Altidor, avait annoncé qu’un service de support est déjà disponible à l’ambassade pour accompagner les migrants haïtiens dans leurs démarches.  Les organisations initiatrices d’une pétition dont 3000 signatures ont été déposées à l’Ambassade américaine, le 15 novembre 2017, espèrent que cette mesure sera favorable aux personnes concernées.

Elles croient que le TPS, étant un programme temporaire, ne pourrait nullement garantir un statut permanent aux migrantes et migrants, quelle que soit leur nationalité.

Elles encouragent le gouvernement haïtien à poursuivre les négociations  avec les autorités américaines en vue de trouver des pistes de solutions durables et définitives pour les compatriotes haïtiens installés depuis plusieurs années sur le sol américain.

Signalons qu’actuellement un projet de loi a été déposé par des Congressmen américains dans le but de faciliter aux bénéficiaires du TPS une régularisation définitive de leur statut.

Le TPS est un programme temporaire de résidence ayant permis à quelque 50 000 Haïtiens de résider et de travailler aux États-Unis depuis le séisme ayant ravagé Haïti le 12 janvier  2010.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Tue, 21 Nov 2017 21:17:40 +0000
3000 signatures déposées à l’Ambassade américaine en Haïti en faveur du renouvellement du TPS https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1914-3000-signatures-déposées-à-l’ambassade-américaine-en-haïti-en-faveur-du-renouvellement-du-tps https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1914-3000-signatures-déposées-à-l’ambassade-américaine-en-haïti-en-faveur-du-renouvellement-du-tps Les membres de la délégation accompagnés de M Gareth R. Collins, Attaché politique de l'Ambassade américaine en Haiti

Une délégation de cinq militantes de droits humains a remis, le 15 novembre 2017, à des officiels américains à Port-au-Prince, une pétition en faveur du renouvellement du Statut de Protection Temporaire (TPS). Ce document a été signé par environ 3000 Haïtiens et Haïtiennes qui viennent de différentes organisations communautaires de base, des églises et d’autres secteurs de la vie nationale.

Les membres de la délégation ont été reçus par M. Gareth R. Collins et Mme Jinette Prophète, respectivement Attaché politique et Directeur adjoint du Service de l’Immigration de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince.

Lors des échanges, les représentantes des organisations initiatrices ont fait état de leurs préoccupations face au contexte actuel d’Haïti qui subit encore les séquelles des catastrophes naturelles qu’a connues le pays pendant les dix dernières années. Le séisme du 12 janvier 2010 et l’ouragan Matthieu d’octobre 2016 ont été les plus meurtriers. Un renouvellement du TPS pour au moins 18 mois pour plus de 50000 migrantes et migrants haïtiens est donc sollicité auprès du gouvernement américain via la pétition.

Les officiels de l’Ambassade américaine ont promis de transmettre le document aux instances américaines concernées tout en signalant que l’influence de l’ambassade est très limitée dans ce dossier.

Ils ont par ailleurs fait savoir que le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis analyse actuellement la situation avant de prendre une décision par rapport au TPS pour les migrantes et migrants haïtiens. Elle sera rendue publique à la fin du mois de novembre 2017.

D’autres thématiques relatives à la migration haïtienne ont été également abordées par les membres de la délégation composée du Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR),  du Service Jésuite aux Migrants (SJM), du Réseau des Femmes de radios communautaires (REFRAKA) et du Collectif Défenseurs Plus. La militante de droits humains  Colette Lespinasse  qui a contribué dès le début au lancement  de la pétition en septembre 2017 était aussi présente.

D’autres organisations de la société civile haïtienne sont aussi impliquées dans la campagne en faveur du renouvellement du TPS, notamment le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS), l’Association Sœur Theresa, la Fondation Zile, le Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH), le Réseau National de Droits Humains (RNDDH), la Commission Episcopale Justice et Paix (CE-JILAP), la Mission citoyenne pour la Défense des Droits Humains (MICIDDH) et le MOFALAK ayant pour définition en Créole haïtien Mouvman FANM Lakay an Aksyon.

Soulignons que le TPS a été créé par le Congrès américain en 1990 pour éviter la déportation des ressortissants étrangers dans leurs pays trop endommagés ou instables pour les recevoiren raison de catastrophes naturelles, de conflits armés ou d'épidémies de santé.

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Migrants Thu, 16 Nov 2017 18:12:47 +0000
« Chasse aux jeunes migrants étrangers dans les écoles guyanaises », SUD éducation Guyane dénonce https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1910-chasse-aux-jeunes-migrants-étrangers-dans-les-écoles-guyanaises-sud-education-guyane-dénonce https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1910-chasse-aux-jeunes-migrants-étrangers-dans-les-écoles-guyanaises-sud-education-guyane-dénonce Des jeunes disent non à l'expulsion des Lycéens

L’organisation SUD éducation Guyane réagit à l’arrestation des dizaines de jeunes migrants  installés récemment sur le territoire guyanais. Interceptés sur le chemin de l’école ou sur le lieu de leur stage, ils  se sont fait confisquer leur passeport par la Police Aux Frontières(PAF). Ils seront dans l’obligation de quitter le territoire français, selon une  note publiée  le 21 octobre 2017 par  ladite organisation.

Ces jeunes migrants venant d’Haïti, du Surinam, de la République dominicaine, du Brésil ou d’ailleurs n’ont plus la possibilité de poursuivre leur activités scolaires. Plusieurs viennent en permanence au Réseau Education Sans Frontière(RESF) pour demander de l’aide et des conseils.

« Aucun n’a choisi de naître dans la misère ou la persécution. Malgré sa politique répressive à l’encontre des étrangers, malgré son racisme de plus en plus décomplexé, la France est perçue comme un eldorado par les populations pauvres du monde entier. », explique la note pour montrer le désespoir de ces jeunes qui avaient laissé leur pays d’origine accompagnés des membres de leurs familles.

D’après SUD éducation Guyane, de nombreuses familles étrangères tentent de s’installer en Guyane et d’y scolariser leurs enfants, quand elles le peuvent. Il est, certes, vrai que selon les lois françaises, ces enfants étrangers devraient bénéficier de la scolarité gratuite et obligatoire puisqu’ils vivent sur le territoire. Cependant en Guyane, ce sont plusieurs milliers d’enfants étrangers de 6 à 16 ans qui n’ont pas accès à l’école.

L'organisation dit constater une tendance à la xénophobie à travers le monde. Malheureusement, la population guyanaise, dans sa grande majorité, est dans l’indifférence et le repli sur soi. Les médias locaux font la sourde oreille. Les élus guyanais ne semblent pas préoccupés non plus par le sort réservé aux élèves étrangers, quand ils ne l’aggravent pas. La destruction des habitats de fortune du Mont Baduel, décidée par lamaire de Cayenne en septembre 2017 en est l’exemple probant.

Cette décision a occasionné le déplacement des jeunes étrangers et leurs familles vers d’autres zones de bidonvilles. « En plus de conditions de vie indignes, les élèves ont désormais des temps de trajet encore plus longs pour aller à l’école. Certains ont tout simplement arrêté d’aller au collège ou lycée, empêchés ou découragés. Les jeunes étrangers scolarisés vivent sous la menace permanente d’une reconduite aux frontières (ou de la destruction de leur maison), alors qu’ils devraient n’avoir à penser, comme tant d’autres de leur âge, qu’à la réussite de leurs études », argumente cette organisation qui travaille particulièrement au niveau éducatif.

La situation des élèves étrangers est particulière et reflète la quasi nullité de la protection de l’enfance sur le territoire guyanais, particulièrement sur les fleuves et dans l’ouest guyanais. Selon SUD éducation Guyane, les enfants peuvent subir les pires violences, n’avoir rien à manger, venir à l’école en haillons ou ne pas y venir du tout, sans l’attention de personne.

« Seuls ceux qui vivent l’horreur la plus insoutenable (viols et violence aggravée) ou ceux qui sont déjà délinquants sont pris en charge.», complète-elle en mettant en évidence les manquements flagrants de cette assistance  à savoir  l’accès aux soins médicaux et au suivi éducatif.

Tout en admettant une déficience des infrastructures scolaires face à la poussée démographique que connait actuellement la Guyane, l’organisation SUD éducation Guyane constate que le changement tarde à venir et la population guyanaise en souffre sérieusement.

Elle réclame des rénovations au niveau du système éducatif guyanais et lance un appel à l’État colonial en vue de favoriser des conditions dignes pour l’instruction de tous y compris les élèves étrangers.

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Migrants Tue, 24 Oct 2017 18:10:18 +0000
Îles Turques-et-Caïques: 73 migrants haïtiens appréhendés à French Cay https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1907-îles-turques-et-caïques-73-migrants-haïtiens-appréhendés-à-french-cay https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1907-îles-turques-et-caïques-73-migrants-haïtiens-appréhendés-à-french-cay Photo: Google

73 migrants haïtiens ont été interceptés le 16 octobre 2017 à French Cay, un îlot situé au Sud-est des Îles Turques-et-Caïques. De ce groupe, figurent 12 femmes et 61 hommes, a appris le GARR auprès des autorités de ce territoire d’outre-mer britannique.

Selon les informations collectées, ces  migrantes et migrants haïtiens ont été transportés à Providenciales, une île de l’archipel des Turques et Caïques.

Les ressortissantes et ressortissants haïtiens tentaient d’aller s’installer irrégulièrement aux Îles Turques-et-Caïques. Ils seront déportés sous peu vers Haïti,  ont annoncé les autorités de ce territoire d’outre-mer britannique.

Soulignons que le 4 octobre 2017, le Département de l’immigration du ministère de contrôle des frontières et de l’emploi des  Îles Turques-et-Caïques avait rapporté dans des rapports que plus de 150 migrants haïtiens avaient été retrouvés dans les eaux et sur le rivage de ce pays. Parmi lesquels se trouvaient aussi des femmes et des enfants.

Le GARR s’inquiète  du nombre élevé d’Haïtiens qui continuent de mettre leur vie en péril dans des voyages irréguliers.

Il exhorte les autorités haïtiennes à prioriser l’amélioration des conditions de vie des couches vulnérables de la population qui partent sans cesse à la recherche du travail en territoire étranger.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Wed, 18 Oct 2017 21:52:42 +0000
Au moins 150 migrants haïtiens interceptés dans les eaux et sur le rivage des Îles Turques et Caïques https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1906-au-moins-150-migrants-haïtiens-interceptés-dans-les-eaux-et-sur-le-rivage-des-îles-turques-et-caïques https://awww.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1906-au-moins-150-migrants-haïtiens-interceptés-dans-les-eaux-et-sur-le-rivage-des-îles-turques-et-caïques Photo: Google

Le Département de l’immigration du ministère de contrôle des frontières et de l’emploi des  Îles Turques-et-Caïques a annoncé dans des rapports avoir intercepté à l’Ouest de ce pays, le 4 octobre 2017, plus de 150 migrants haïtiens en situation irrégulière. Au nombre de ces migrants qui ont été retrouvés dans les eaux et sur le rivage, se trouvaient aussi des femmes et des enfants, a appris le GARR auprès d’un partenaire à Providenciales.

 

 

Intervenant sur ces rapports en milieu de matinée du 5 octobre 2017, la task force du Département de l’immigration de concert avec des officiers de police, a souligné que 81 personnes de nationalité haïtienne ont premièrement été recensées. 80 autres auraient été dénombrées aussi par la suite.

Les voyageurs clandestins haïtiens ont été transportés dans un centre hospitalier à Providenciales, une île de l’archipel des Turques et Caïques,  pour recevoir des soins médicaux.

 

Selon les autorités des Îles Turques-et-Caïques qui n’ont pas précisé le nombre exact d’enfants, d’hommes et de femmes gardés pour l’instant par la police de ce pays, les dossiers de ces migrantes et migrants sont à l’étude avant d’être déportés vers leur pays d’origine.

 

Le Département de l’immigration du ministère de contrôle des frontières et de l’emploi a rappelé que le recel de migrants en situation irrégulière est un crime. Toute personne inculpée est passible d’une amende de $20 000 dollars américains ou sera condamnée à une peine d'emprisonnement de deux à quatre ans.

 

En outre, tout étranger naturalisé dans ce territoire d’outre-mer britannique qui sera reconnu coupable d'une telle infraction, se verra enlever son statut. Il sera aussi déporté vers son pays d’origine, a-t-il indiqué.

 

Il convient de souligner que selon les informations disponibles, 7 ressortissants haïtiens ont été rescapés d’un naufrage survenu au large de l’île de la Tortue dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 octobre 2017. Ces personnes ont été secourues par l’unité de sauvetage de la Direction de la Protection Civile (DPC).

 

Les survivants ont déclaré que l’embarcation avait à son bord une quarantaine de voyageurs qui auraient tenté d’atteindre clandestinement  l’île de Providenciales.

Le GARR s’inquiète de la démarche de nombreuses Haïtiennes et Haïtiens qui continuent au quotidien d’aller risquer leur vie en haute mer dans des voyages incertains et souvent périlleux.  

 

Il en profite pour appeler les autorités haïtiennes à entreprendre de vrais programmes sociaux susceptibles d’encourager ces personnes souvent vulnérables à rester dans le pays.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 16 Oct 2017 22:24:55 +0000