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21 Feb, 2018
lundi, 05 février 2018 14:47

Intervention de Colette Lespinasse aux funérailles de S. MAUREEN FUELKELL Spécial

FUNERAILLES SYMBOLIQUE À PORT-AU-PRINCE DE S. MAUREEN FUELKELL

MEMBRE FONDATRICE DU GARR

PROPOS DE CIRCONSTANCE DE COLETTE LESPINASSE

 

 

Chères Sœurs de Ste Croix, congrégation à laquelle appartenait S. Maureen

Chers religieux et religieuses qui ont connu S. Maureen

Chers collaborateurs, collaboratrices qui ont travaillé avec elle

Chers membres du Conseil d’Administration du GARR,

Chers amis,

 

Je prends la parole ce soir, pour souligner un aspect important de la vie de S. Maureen Fuelkell parmi les  nombreuses réalisations de sa vie.  Il s’agit du travail qu’elle a fait en faveur des rapatriés et réfugiés arrivés en Haïti.

Je suis Colette Lespinasse, membre fondatrice du GARR (Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés) aux côtes de S. Maureen. J’ai avec moi une délégation composée de membres du Conseil d’Administration du GARR, de l’actuel coordonnateur du Bureau Exécutif de cette institution et des membres du personnel.  Ici présente, se trouve aussi  Mme Andrée Gilbert, une autre témoin du travail que S. Maureen a réalisé de 1991 à 1994 dans l’accueil et la réinsertion des Rapatriés et Réfugiés, forcés en 1991 de laisser le territoire dominicain.  J’appelle André Gilbert pour venir à mes côtés rendre cet hommage à S. Maureen.

Au nom du GARR et de tous les membres fondateurs de cette institution, je présente toutes mes sympathies aux Sœurs de Sainte Croix qui viennent de perdre un membre extraordinaire de leur congrégation.

En 1991, S. Maureen travaillait à la Croix Rouge Haïtienne et Mme Myrtho Célestin était Ministre des Affaires Sociales à l’époque sous la présidence de Jean Bertrand Aristide.  Quand en juin de cette année, le gouvernement dominicain a commencé à expulser massivement de son territoire des milliers de personnes d’ascendance haïtienne ou à la peau noire (nous avions aussi reçu des sud-africains en exil à ce moment en RD), Mme Célestin qui connaissait S. Maureen a fait appel à elle pour venir coordonner les opérations d’accueil des expulsés qui affluaient.  C’est ainsi que S. Maureen a laissé la Croix-Rouge pour prendre la tête du Centre d’Accueil des Rapatriés Haïtiens, le CARHA.  Il arriva un moment, où S. Maureen manquait de moyens.  Il y avait tellement de besoins et tellement d’urgence à gérer.  C’est à ce moment qu’elle a fait appel à M. Maurice Fouron qui dirigeait à ce moment le Cohan-BRD.  Maurice a fait appel à plusieurs d’entre nous qui travaillaient dans différentes institutions.  C’est ainsi qu’on s’est réuni pour voir comment coordonner nos efforts pour venir en aide au CARHA que S. Maureen dirigeait.  C’est ainsi que le Groupe d’Appui aux Rapatriés (GAR avec un seul R) a pris naissance.  Par la suite, quand nous nous sommes aperçus que parmi les déportés il n’y avait pas que des haïtiens, nous avions ajouté le second R.  Voilà pourquoi, le GARR (sigle du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés) comprend deux lettres R.

De ces ouvriers et ouvrières de la première heure qui ont fondé le GARR aux côtés de S. Maureen, je veux citer les noms de Maurice Fouron, Kathy Mangones (décédée), André Gilbert (ici à mes côtés), Mélius Hyppolite et moi-même, Colette Lespinasse.

Notre premier bureau a été logé chez André Gilbert, qui dirigeait à ce moment Oxfam Québec.  André a apporté beaucoup de contributions pour pouvoir trouver des fonds pour faire fonctionner les opérations.  Entre juin et le 30 septembre 1991, date du coup d’Etat militaire contre le président Jean Bertrand Aristide, selon nos calculs, ce sont plus de 55,000 personnes qui ont traversé la frontière, par tous les points, et pas seulement par les points officiels.  Certains avaient été arrêtés et jetés à la frontière.  D’autres étaient forcés de partir et s’enfuyaient parfois les mains vides, parfois avec quelques effets.

L’image la plus poignante et insupportable qui a marqué S. Maureen et qu’elle me répétait souvent quand on avait une conversation, c’est celle de ce bébé de trois mois arraché de  son lit d’hôpital, sans la présence de ses parents, et qui avait été expulsé.  S. Maureen n’a jamais digéré cette cruauté.  Quand elle revivait ces opérations, elle me disait souvent :  « Colette, je ne sais pas comment je l’ai fait, je ne sais vraiment pas.  C’était tellement énorme à gérer ».  Quand je dirigeais le bureau exécutif du GARR et quand j’étais confrontée à cette même réalité de déportations massives, je pensais souvent à S. Maureen.   Elle m’a dit une fois : « Continue de faire ce que tu fais.  Fais-le pour tes frères et sœurs.  Tu trouveras les moyens d’avancer ». 

Le lendemain du coup d’Etat du 30 septembre 1991, l’une des premières décisions du gouvernement militaire qui avait pris la tête du pays était de fermer le CARHA, sans dire quoi faire avec tous ces gens qui se trouvaient au centre de Bon Repos, sans compter les nombreux autres qui étaient un peu partout à la frontière.  Le GARR nouvellement créé avec à sa tête S. Maureen, a dû prendre en main tout cela, avec l’appui d’autres Sœurs de Sainte Croix.  Je me souviens de S. Paula, décédée, qui a beaucoup travaillé dans la réinsertion des rapatriés après le Coup d’Etat du 30 septembre 1991.  L’administration de tous ces programmes était logée au bureau d’André Gilbert (Oxfam Québec), tandis que celle des activités quotidiennes à Lilavois 14 où nous avions loué un espace pour recevoir les gens.  C’est ainsi que nous avions mené avec S. Maureen à la tête, un programme de réinsertion des rapatriés et Réfugiés jusqu’en 1994, veille du retour dans le pays de l’ex-président Jean Bertrand Aristide.

Avant de fermer ce programme, S. Kesta Occident, une autre Sœur de Ste Croix, nous a réalisé une évaluation des interventions menées, et  le GARR continue de suivre jusqu’à présent certaines des recommandations qu’elle avait faites.  Avec S. Maureen, nous avions aussi préparé et remis au gouvernement, par l’intermédiaire de Mme Claudette Werleigh, Ministre des Affaires Etrangères à l’époque, une proposition pour la création de deux institutions publiques : l’une qui servirait pour l’accueil et la réinsertion des rapatriés et réfugiés (car le pays n’en avait aucune) et une autre pour encourager une plus grande participation des haïtiens vivant à l’étranger dans le développement du pays.  C’est ainsi que quelques mois plus tard, la décision a été prise de créer l’ONM (Office National de la Migration) et le MHAVE (Ministère des Haïtiens Vivant à l’Etranger).

La nouvelle du décès de S. Maureen m’a beaucoup attristée, car j’ai beaucoup pensé à elle ces derniers temps et je me proposais de prendre contact avec S. Kesta pour savoir où elle était.  La dernière fois que je l’ai vue, c’était au Cap-Haitien, à l’occasion d’une conférence que sa congrégation organisait sur la protection de l’environnement.  Elle me confiait à ce moment qu’elle avait l’intention de construire un village dans la région Nord.  Je ne sais pas si ce projet a vu le jour.

On a parlé beaucoup de S. Maureen comme une femme de la construction qui a dirigé beaucoup de chantiers pour sa congrégation.  Je me souviens, après le tremblement de terre, quand je suis allée à Turgeau, au siège à Port-au-Prince des Sœurs de Ste Croix, elle m’expliquait pourquoi cette maison dont elle avait dirigé le chantier avait résisté alors que la plupart des constructions tout autour étaient tombées.  Elle avait suivi les recommandations d’un ingénieur et avait installé un dispositif simple, parasismique, à différents angles de l’édifice pour séparer les murs et éviter qu’ils se frottent l’un contre l’autre en cas de tremblement de terre.   C’était cela S. Maureen.

S. Maureen Fuelkell dont nous commémorons ce soir la mémoire, était une grande dame, une servante de Dieu, une amie d’Haïti.  Elle a beaucoup travaillé, elle a beaucoup donné.  Elle a fait son temps.  Elle a pris sa responsabilité, elle a fait son devoir.  Qu’elle en soit remerciée.

A l’occasion de la célébration de ses vingt ans d’existence, en 2011, le  GARR avait remis à S. Maureen une plaque d’honneur et de reconnaissance comme membre fondatrice et pour tout le travail qu’elle avait fait en Haïti, particulièrement avec les rapatriés et les réfugiés.

Continuons son travail pour la dignité et le bonheur du peuple haïtien !

Encore une fois, au nom du GARR, au nom des autres membres encore vivants qui ont fondé avec S. Maureen le GARR, je présente toutes mes sympathies aux Sœurs de Ste Croix et à la famille de S. Maureen.

Un grand merci.

 

Colette Lespinasse

Membre fondatrice du GARR

Port-au-Prince, le 20 janvier 2018.

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Dernière modification le lundi, 05 février 2018 16:10

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