21 Nov, 2019

Maxène André, un migrant haïtien, a trouvé la mort le  6 août 2019 suite aux mauvais traitements qui lui ont été infligés dans un centre d’internement au Mexique. Cet espace carcéral situé à Tapachula, à la frontière sud du pays reçoit des migrant-e-s en situation irrégulière, a appris le GARR.

Publié dans Migrants

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) attire l’attention des autorités haïtiennes sur la flambée des actes de violences perpétrés à l’encontre des migrants haïtiens tant à la frontière qu’en territoire dominicain.

Les autorités dominicaines ont durci le ton au cours des six premiers mois de l’année soit de janvier à juin 2019. 52510 cas de rapatriement, 109 mineurs non accompagnés et 700 retourné-e-s spontanés ont été recensés au niveau des points frontaliers officiels et non officiels entre Haïti et la République Dominicaine.

Trois ressortissantes haïtiennes qui faisaient partie d’un groupe de 34 rapatriés accueillis au bureau régional du GARR à Belladère, le 20 janvier 2016, se plaignent d’avoir été victimes de harcèlement sexuel.  Ces agressions, selon elles, se sont produites par des militaires dominicains chargés de leur arrestation et de leur reconduction au centre carcéral de Haina.

Cet article est une réédition en raison d’une erreur qui s’est glissée dans le traitement des données collectées.    

La fin du Plan national de régularisation des étrangers (PNRE) s’est soldée par des opérations massives de rapatriement d’Haïtiens à la frontière haïtiano-dominicaine. Au cours des sept derniers mois de l’année 2015, 22599 rapatriés et 32952 cas de retours spontanés dits volontaires avaient été recensés par le GARR.

Claude Nelson, surnommé Paradis, un ressortissant haïtien de 29 ans rapatrié à la frontière de Jimani/Malpasse dans un état critique, le 13 novembre 2015, a finalement retrouvé sa famille à Tiburon (commune du département du Sud d’Haïti), sa commune natale.

Les rapatriements et les retours spontanés se poursuivent au niveau des différents points frontaliers haïtiano-dominicains. Pour le mois de novembre 2015, 3191 rapatriés et 5821 cas de retours spontanés ont été  recensés.

Les autorités dominicaines continuent avec les opérations de rapatriements  d’Haïtiens/Haïtiennes à la frontière haïtiano-dominicaine. Pour le mois d’octobre 2015, dans le cadre d’un travail conjoint de monitoring, le GARR, le Service Jésuite aux Migrants (SJM), le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont enregistré 4344 rapatriés et 4258 cas de retours spontanés dits volontaires au niveau de la frontière.

Une situation de tension a régné aux environs de 6 heures 30 dans la matinée du jeudi 25 juin 2015, à la frontière de Belladère/Elias Piña.  A l’origine, un  chauffeur de taxi moto dénommé, Mercidieu Bazin, 31 ans, a été battu par des soldats dominicains, selon une source digne de foi.  

Depuis le début de l’année 2015,  la 3ème brigade des forces armées nationales dominicaines, basée à San Juan de la Maguana et celle de la 5ème dont le siège est à Barahona ont entamé conjointement avec la direction générale de la Migration, une persécution contre les étrangers, notamment les Haïtiens résidant et travaillant dans le sud du pays depuis de nombreuses années. Hier lundi 6 avril, des militaires dominicains ont menée une opération aux villes de Neyba, Barahona et Jimani où ils ont intercepté 57 ressortissants haïtiens. Ces derniers ont juste laissé leur emploi, se promenaient dans la rue quand un camion de l’armée nationale dominicaine se dirigeait vers eux. Cette pratique des autorités, empêche aux gens d’avoir accès au Plan National de Régularisation dont des milliers de personnes doivent bénéficier. Il ya quelques jours, l’armée nationale dominicaine avait commenté avoir rapatrié 40,000 personnes en seulement 70 jours, ce qui ne serait pas conforme aux procédures d’immigration et par conséquent, constituerait un obstacle pour l’accès à un statut régulier.

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