14 Dec, 2018

Les autorités dominicaines continuent avec les opérations de rapatriements  d’Haïtiens/Haïtiennes à la frontière haïtiano-dominicaine. Pour le mois d’octobre 2015, dans le cadre d’un travail conjoint de monitoring, le GARR, le Service Jésuite aux Migrants (SJM), le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont enregistré 4344 rapatriés et 4258 cas de retours spontanés dits volontaires au niveau de la frontière.

Dans un communiqué publié le 20 juillet 2015, plusieurs associations et organisations de droits humains de Guadeloupe affichent leur position par rapport à la situation des Dominicain(e)s d'ascendance haitienne et des migrant(e)s haitiens en Republique Dominicaine. Les organisations signataires de la note ont invité le gouvernement dominicain à se rétracter  de son comportement xénophobe contraire aux principes élémentaires du respect des droits humains. Elles appellent les deux Etats insulaires à assumer leur reponsabilité en vue de favoriser une sortie de crise.

 

 

299 migrant(e)s haïtiens dont 178 enfants, 65 hommes et 56 femmes sont revenus dans la matinée du 7 juillet 2015 à Fond Jeannette, une localité frontalière de la 2ème section communale d’Anse-à-Pitre,  voisine de Don Juan, République Dominicain,  a rapporté Jasmin Jean Kellermann, un animateur du GARR basé dans la commune frontalière d’Anse-à-Pitre.  

S’il est facile pour plusieurs migrant(e)s haïtiens rapatriés, une fois accueillis à  l’un des bureaux du GARR de regagner leur zone d’origine, d’autres sont indécis. Contraint(e)s de rester parce qu’ils/elles n’ont nulle part où  aller. C’est le cas d’une haïtienne rapatriée avec ses deux enfants sur la frontière de Belladère/Elias Piña. Accueillie au bureau du GARR à Belladère, le 3 juillet 2015 aux environs de 7h du soir, elle explique son parcours…

13 migrants (e)s haïtiens interceptés par des policiers dominicains à Vicente Noble, dans la nuit du mercredi 1er  juillet  2015 ont été rapatriés à La Dociente, une localité dominicaine voisine de «Dosanon », 2ème section de Boucan Bois Pin, à Cornillon/Grand-Bois, Haïti.  Au nombre de ces personnes, figurent 8 hommes, 3 femmes et 2 enfants de moins de cinq ans, a recensé Jean Junior Bertho, animateur du GARR basé dans la dite commune frontalière.

 

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) apprend la décision du Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Duly Brutus, de se démettre afin de se porter candidat pour les présidentielles  du 25 octobre prochain. Tout en reconnaissant un tel droit garanti par la Législation nationale à tout citoyen haïtien, l’organisation  de promotion et de défense des droits des migrants-es craint par contre un ralentissement dans les échanges avec la République Dominicaine qui pourrait être défavorable à Haïti.

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) salue les efforts de la Chancellerie haïtienne pour rétablir de bons rapports avec la République Dominicaine. Il est toutefois, indigné de constater que le respect des droits des migrants-es haïtiens n’a pas été pris en compte dans les échanges diplomatiques réalisés à Antigua au Guatemala, en marge du Sommet des Chefs d'Etat du Système d'intégration Centraméricain (SICA), qui se tournaient plutôt autour de la sécurité et de l’ouverture des ambassade et consulats de la République Dominicaine en Haïti.

Des militaires dominicains ont rapatrié, ce jeudi 5 mars, 16 ressortissants-es haïtiens dont 12 hommes et 4 femmes à la frontière de Belladère/Elias Piña. Accueillies aux environs de 2h pm, au bureau du GARR à Belladère, ces personnes étaient dans un état très critique. Selon leurs déclarations, elles avaient été enfermées par les autorités dominicaines pendant deux jours sans manger à la prison d’Azua, une province de la République Dominicaine.

 

La date butoir pour le Plan National de Régularisation des Etrangers en situation migratoire irrégulière (PNRE) approche. Plusieurs migrants/migrantes haïtiens ayant déjà soumis leurs dossiers attendent depuis plus de quatre mois leurs documents.  Et ce, en dépit du fait que les règlements relatifs à l’application de ce programme mentionnent 45 jours, à partir de la date du dépôt des dossiers pour analyser la demande et informer le concerné de la décision finale. Parallèlement, les vagues de rapatriements se poursuivent à la frontière haïtiano-dominicaine.

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