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26 May, 2017
mercredi, 15 octobre 2014 19:33

Rapatriement de 1448 Haïtiens à la frontière de Belladère pendant les 9 premiers mois de l’année 2014 Spécial

Rapatriement de 1448 Haïtiens à la frontière de Belladère pendant  les 9 premiers mois de l’année 2014 Photo: Google

Des agents de la migration dominicaine ont reconduit 1448 ressortissants haïtiens au portail frontalier de Belladère/Elias Piña (Département du Centre) pour la période de janvier à septembre 2014. Au nombre de ces personnes rapatriées enregistrées par le bureau du GARR basé à Belladère, figurent 182 femmes et 44 enfants. Les rapatriés-es ont dénoncé des chocs électriques et d’autres mauvais traitements subis lors de leur arrestation suivie d’incarcération.


La grande majorité de ces migrants-es haïtiens, interceptés par des agents armés dans différents points de la capitale dominicaine, ont été gardés à la prison d’Haina, une ville du sud de la République Dominicaine située dans la province de San Cristóbal, avant d’être reconduits à la frontière. Au moment de leur incarcération, ces ressortissants haïtiens ont dénoncé avoir subi des chocs électriques, une forme de torture initiée par des militaires dominicains à l’encontre des migrants haïtiens en octobre 2012.

« Des agents de la migration nous ont infligé une peine douloureuse au moyen d’un petit appareil électrique ayant l’air d’une torche. Ils nous ont posé l’appareil au cou, au dos et au bras tandis qu’ils nous emmènent au centre carcéral d’Haina.», a déploré Roger,  un homme de 28 ans qui a vécu pendant 9 ans en République Dominicaine.

Ce jeune homme, originaire de Thomassique (Département du Centre), a déclaré avoir en sa possession tous les documents légaux exigés par la migration dominicaine. Il regrette de n’avoir pas eu le temps de récupérer ses effets sous les bousculades des agents qui l'ont forcé à monter dans le véhicule transportant à la frontière des ressortissants-es haïtiens.

 « Je revenais d’un chantier sur lequel je bosse depuis 6 ans. A quelques mètres de chez moi, je me suis arrêté pour m’approvisionner en nourriture dans une boutique quand, soudainement, des agents de la migration dominicaine m’ont contraint à  monter dans un véhicule pour ensuite me reconduire de manière irrégulière à la frontière.», s’est-il plaint.

Yolande, 38 ans, une rapatriée originaire de Jacmel (Département du Sud-est), vivait en territoire dominicain depuis 12 ans. Elle a critiqué la stratégie utilisée par les autorités dominicaines pour rapatrier les migrants haïtiens dont les droits sont souvent violés au moment des opérations de rapatriement.

Plusieurs de ces personnes rapatriées ont indiqué avoir été reconduites très tard dans la nuit à la frontière, le plus souvent après 9 heures du soir.  Ce fut le cas de  Guillaume, 39 ans, qui résidait en République Dominicaine depuis 11 ans. Il a été arrêté puis incarcéré pendant une nuit avant d’être reconduit à la frontière aux environs de 10 heures du soir.

Les rapatriés-es ont fait part de leur volonté de rester en Haïti. Cependant, ils/elles ont critiqué les autorités haïtiennes qui, selon eux, ne travaillent pas pour donner aux Haïtiens/Haïtiennes le goût de vivre dans leurs pays sans avoir besoin d’aller se faire humilier en territoire dominicain.

« Si les dirigeants de notre pays se donnaient pour mission de travailler au bien-être de la population haïtienne, aucun d’entre nous n’irait se faire ridiculiser par les Dominicains. », a déclaré une jeune femme rapatriée.

Soulignons que le 2 décembre 1999, un Protocole d’Accord sur les mécanismes de rapatriement avait été signé par les gouvernements haïtien et dominicain. Ce protocole interdit la séparation de famille et les rapatriements nocturnes. En outre, Il fait obligation à l’Etat dominicain de donner aux personnes reconduites l’opportunité de récupérer leurs biens.

Toutefois, ce Protocole a été régulièrement violé par les gouvernements dominicains antérieurs et continue d’être violé par l’administration Medina. Et cela, fort souvent, dans l’indifférence et la passivité des représentants du peuple haïtien.

Le GARR reste grandement préoccupé par ces pratiques consistant à effectuer les rapatriements en dehors des normes exigées par le Protocole de décembre 1999 et à infliger des chocs électriques aux rapatriés-es avant de les reconduire en Haïti. Des organisations de la société civile haïtienne et dominicaine avaient déjà pris position contre ces comportements barbares des autorités dominicaines.

Tout comme Haïti, la République Dominicaine est un Etat signataire de la Convention Américaine relative aux droits de l’homme et est tenue d’observer les normes liées au respect de la dignité humaine.

Le GARR en profite pour exhorter l’administration Martelly et le gouvernement Lamothe qui ont annoncé vouloir faire de l’Etat de Droit l’un des axes prioritaires de la politique gouvernementale, d’intervenir en faveur du respect des droits des migrants-es haïtiens en République Dominicaine qui continuent d’être  victimes de flagrantes violations de droits humains.

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Dernière modification le mercredi, 15 octobre 2014 20:22

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