14 Nov, 2018
vendredi, 24 novembre 2017 21:22

Le GARR et des organisations féminines tirent la sonnette d’alarme sur la violence faite aux femmes et aux filles à Canaan Spécial

De gauche à droite, Sanièce Petit-Phat, Géralda Sainville et  Marie Michelle Divelson De gauche à droite, Sanièce Petit-Phat, Géralda Sainville et Marie Michelle Divelson Photo: Josué Michel

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) et des représentantes d’organisations issues de divers blocs de Canaan et de Jérusalem ont attiré l’attention des autorités haïtiennes sur les mauvaises conditions de vie des femmes de Canaan.

Lors d’une conférence de presse au bureau du GARR à Christ-roi, le 24 novembre 2017, à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les deux représentantes de MOFALAK et de KOD 15 ont dressé un tableau sombre de la situation des femmes à Canaan et  à Jérusalem.

Marie Michelle Divelson, représentante de la Coordination pour le développement des 15 blocs de Canaan (KOD 15) a déclaré que les conditions dans lesquelles vivent les femmes et les filles de Canaan les exposent à des maladies infectieuses. Ces dernières n’ont pas accès à l’eau potable ni à un centre hospitalier équipé.

L’absence de matériels adéquats et le manque de personnel dans le centre hospitalier de la zone viennent compliquer la situation des femmes enceintes au moment de leur accouchement.

De son côté, Sanièce Petit-Phat, Coordonnatrice du Mouvement des Femmes Haïtiennes en Action (MOFALAK) a dénoncé une dizaine de cas de viol dont sont victimes des femmes et  des filles dans la zone de janvier à novembre 2017.

Ce fléau qui est une infraction punie par le code pénal haïtien bat son plein à Canaan et ses zones avoisinantes. Elle a indiqué qu’aucun de ces cas n’a abouti à un procès en justice contre les agresseurs.

La Responsable de MOFALAK a, par ailleurs, critiqué le comportement des autorités judiciaires et de la police de la commune de la Croix-des-Bouquetsqui laissent des violeurs circuler en toute quiétude après avoir commis des actes de viol à Canaan.

La militante des droits des femmes appelle les autorités judicaires à mieux gérer le dossier des viols enregistrés de temps à autres dans la zone.

Violence économique, conjugale, verbale, psychologique et sexuelle, telles sont entre autres les diverses formes que peut prendre la violence à l’égard des femmes, a énuméré Géralda Sainville, responsable de communication et plaidoyer du GARR.

Mme Sainville croit que sous quelle que forme qu’apparaisse la violence, elle doit être combattue.

 Elle a misé sur l’engagement de chaque citoyen et citoyenne à lutter contre ce fléau qui constitue un handicap majeur pour la société.

« Sans la solidarité de gens dans les communautés, les victimes de violence, en particulier du viol ne seront pas prêtes à dénoncer leurs bourreaux. » a-t-elle insisté.

La militante des droits humains en a profité pour annoncer les diverses activités qui seront organisées par le GARR dans les zones frontalières à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes célébrée le 25 novembre de chaque année.

Au nombre de ces activités prévues sous le thème "An n angage n pou derasinen vyolans sou fanm ak tifi ", figurent une marche, des conférences-débats et des ateliers qui seront réalisés à Ouanaminthe, Thomassique, Lascahobas, Belladère et à Ganthier.    

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Dernière modification le vendredi, 24 novembre 2017 21:34

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